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Copropriété / AG Juridique 13/06/2026

Signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale : droits, démarches et courrier

Le procès-verbal (PV) d'assemblée générale est un document essentiel qui consigne les décisions prises en copropriété. Une erreur, même minime, peut avoir des conséquences importantes. Il est donc crucial de savoir comment la rectifier. Cet article vous guide pas à pas pour signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale, comprendre les délais légaux, réunir les preuves nécessaires et connaître les recours possibles pour protéger vos droits de copropriétaire.

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Dans la vie d'une copropriété, le procès-verbal d'assemblée générale (PV d'AG) constitue la mémoire officielle des décisions prises collectivement. Ce document, rédigé par le syndic, est la seule preuve des résolutions adoptées, des votes exprimés et des points abordés lors de la réunion. Cependant, il arrive que des inexactitudes, des omissions ou des erreurs matérielles s'y glissent, altérant la fidélité des propos ou la légalité des décisions. Pour un copropriétaire, constater une telle anomalie peut être source d'inquiétude, car elle peut impacter ses droits ou les intérêts de la copropriété.

Nous comprenons l'importance de la clarté et de la précision dans ces documents. C'est pourquoi nous vous guidons à travers les étapes essentielles pour signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale. Nous vous expliquerons qui sont les acteurs concernés, quels sont les délais à respecter impérativement, les preuves à réunir et la procédure à suivre pour obtenir la rectification souhaitée. Notre objectif est de vous fournir les clés pour agir efficacement et sereinement face à cette situation.

Qui sont les acteurs concernés et quelles sont leurs obligations ?

Lorsqu'il s'agit d'un procès-verbal d'assemblée générale, plusieurs acteurs ont des rôles et des obligations distincts. Comprendre ces rôles est fondamental pour savoir à qui s'adresser et quelles sont les attentes légitimes.

Le syndic de copropriété : Rédacteur et notificateur

Le syndic, qu'il soit professionnel ou bénévole, a la responsabilité de rédiger le procès-verbal d'assemblée générale. Conformément aux dispositions du Décret du 17 mars 1967, il doit établir ce document dans les plus brefs délais après la tenue de l'assemblée, et le notifier à l'ensemble des copropriétaires. Cette notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou par tout autre moyen défini par le règlement de copropriété. Le PV doit refléter fidèlement les débats, les résolutions votées, le résultat des votes pour chaque résolution, ainsi que le nom des copropriétaires opposants ou défaillants. Une erreur du syndic dans la rédaction ou la notification du PV peut engager sa responsabilité.

Les copropriétaires : Vérificateurs et contestataires

Chaque copropriétaire a le droit et le devoir de prendre connaissance du procès-verbal dès sa réception. C'est à eux de vérifier la conformité du document avec le déroulement réel de l'assemblée et les décisions prises. En cas d'erreur ou d'omission, il leur appartient d'agir pour la faire rectifier. Tous les copropriétaires, qu'ils aient voté pour, contre ou se soient abstenus, peuvent signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale. Cependant, seuls les copropriétaires opposants ou défaillants (ceux qui n'ont pas participé à l'AG ou qui ont voté contre une résolution) ont la possibilité de contester judiciairement une résolution dans un délai strict de deux mois.

Le président de séance et le secrétaire : Garants de la fidélité

Lors de l'assemblée générale, un président de séance est désigné, souvent un copropriétaire, et un secrétaire, qui est généralement le syndic lui-même. Le président de séance a pour mission de diriger les débats et de veiller à leur bon déroulement. Le secrétaire, quant à lui, est chargé de la retranscription des débats et des votes. Tous deux signent le PV, attestant ainsi de sa fidélité. Leur rôle est donc crucial pour garantir l'exactitude du document final.

Délais applicables pour signaler une erreur et contester

Le respect des délais est un élément capital en matière de copropriété, et encore plus lorsqu'il s'agit de contester un procès-verbal d'assemblée générale. Ne pas agir dans les temps impartis peut entraîner la forclusion, c'est-à-dire la perte de votre droit d'agir en justice.

Le délai de contestation de deux mois

Le Décret du 17 mars 1967, article 42, est très clair : les actions en contestation des décisions d'une assemblée générale doivent être introduites par les copropriétaires opposants ou défaillants dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal. Ce délai est un délai de forclusion, ce qui signifie qu'il est impératif. Passé ce délai, même une erreur manifeste ne pourra plus être contestée judiciairement.

Distinction entre erreur matérielle et contestation de résolution

Il est important de distinguer deux types de situations :

  • L'erreur matérielle : Il s'agit d'une coquille, d'une faute de frappe, d'une mauvaise retranscription d'un vote qui ne change pas le sens de la décision, ou d'une omission factuelle. Pour ces erreurs, il n'y a pas de délai légal strict pour demander une rectification au syndic. Cependant, il est fortement recommandé d'agir au plus vite pour que le syndic puisse la corriger sans ambiguïté. Une demande rapide, par lettre recommandée avec accusé de réception, est la meilleure approche.
  • La contestation d'une résolution : Si l'erreur concerne le fond d'une décision (par exemple, une résolution adoptée alors qu'elle n'aurait pas dû l'être, ou un vote mal comptabilisé changeant le résultat final), il ne s'agit plus d'une simple erreur matérielle mais d'une contestation de la résolution elle-même. Dans ce cas, seuls les copropriétaires opposants ou défaillants peuvent agir en justice dans le délai impératif de deux mois mentionné précédemment.

Voici un tableau récapitulatif des délais et des actions :

Type d'erreur ou d'action Délai applicable Action recommandée
Erreur matérielle (coquille, omission factuelle) Pas de délai légal strict, mais agir au plus vite Lettre recommandée au syndic demandant rectification
Contestation d'une résolution (vote, légalité) Deux mois à compter de la notification du PV (délai de forclusion) Action en justice devant le tribunal judiciaire (pour les opposants/défaillants)

Documents et preuves à fournir pour appuyer votre demande

Pour que votre démarche de rectification ou de contestation soit crédible et efficace, il est indispensable de constituer un dossier solide. Les preuves que vous apporterez seront déterminantes pour convaincre le syndic ou, le cas échéant, le juge.

Les éléments clés à rassembler :

  • Le procès-verbal d'assemblée générale erroné : C'est le document de base. Vous devez clairement identifier la ou les parties du PV qui contiennent l'erreur.
  • Vos notes personnelles prises lors de l'AG : Si vous avez pris des notes détaillées pendant l'assemblée, elles peuvent servir de preuve. Elles doivent être précises et dater du jour de l'AG.
  • Témoignages de copropriétaires : Des attestations écrites d'autres copropriétaires présents à l'assemblée, confirmant l'erreur, peuvent renforcer votre dossier. Ces témoignages doivent être clairs et signés.
  • Enregistrements audio ou vidéo : Si l'assemblée a été enregistrée (avec l'accord préalable de l'assemblée ou des personnes filmées/enregistrées, selon la législation en vigueur), ces enregistrements constituent des preuves irréfutables.
  • Convocations et annexes : Parfois, l'erreur peut résulter d'une contradiction entre le PV et les documents préparatoires à l'AG (ordre du jour, projets de résolutions).
  • Tout document pertinent : Factures, devis, correspondances antérieures au syndic, ou tout autre élément qui contredit l'information erronée du PV.

Il est crucial de bien décrire les faits (`description_faits`) et de lister précisément les preuves que vous avez réunies (`preuves`). La date des faits (`date_faits`) doit être clairement établie pour situer l'erreur dans son contexte chronologique.

Procédure étape par étape pour signaler une erreur

Agir méthodiquement est essentiel pour maximiser vos chances de succès. Voici la démarche que nous vous recommandons de suivre pour signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale.

Étape 1 : Constater et identifier précisément l'erreur

Dès réception du PV, lisez-le attentivement. Comparez-le avec vos notes, vos souvenirs et ceux d'autres copropriétaires. Identifiez clairement la nature de l'erreur (orthographe, chiffre, nom, omission d'une discussion, mauvaise retranscription d'un vote) et la résolution ou le paragraphe concerné. Notez la date de l'assemblée générale (`date_faits`) et la date de réception du PV.

Étape 2 : Rassembler les preuves

Constituez votre dossier avec tous les documents et témoignages qui attestent de l'erreur. Comme mentionné précédemment, plus vos preuves sont solides et irréfutables, plus votre demande sera difficile à ignorer.

Étape 3 : Adresser une demande de rectification au syndic

C'est la première démarche formelle. Rédigez une lettre détaillée à l'attention du syndic de copropriété (`nom_syndic`). Dans ce courrier, exposez clairement l'erreur constatée, en citant précisément le numéro de la résolution ou le paragraphe du PV concerné. Expliquez en quoi l'information est erronée et proposez la rectification correcte. Joignez-y toutes les preuves que vous avez rassemblées. Envoyez cette lettre en recommandé avec accusé de réception. Cela vous permettra de prouver la date d'envoi et de réception de votre demande.

Étape 4 : Le rôle du syndic après réception de la demande

Si l'erreur est une simple erreur matérielle et qu'elle est avérée par les preuves que vous apportez, le syndic peut procéder à une rectification. Cette rectification peut être faite par une simple note rectificative annexée au PV original, ou en soumettant la rectification à la prochaine assemblée générale pour approbation. Si l'erreur est plus substantielle et qu'elle relève d'une contestation de résolution, le syndic n'a pas le pouvoir de modifier unilatéralement le PV. Il devra alors vous informer de la procédure à suivre.

Étape 5 : En cas de refus ou d'absence de réponse du syndic

Si le syndic refuse de rectifier l'erreur matérielle ou ne répond pas dans un délai raisonnable (généralement 15 jours à 1 mois), ou si l'erreur est une contestation de résolution, vous devrez envisager les recours supérieurs. Pour une contestation de résolution, l'action en justice dans les deux mois est impérative. Pour une erreur matérielle non rectifiée, vous pourrez mettre en demeure le syndic, puis saisir le tribunal judiciaire si le litige persiste.

Attention : piège fréquent

Nous constatons régulièrement une erreur majeure commise par les copropriétaires : attendre la prochaine assemblée générale pour signaler l'erreur. Cette approche est risquée et souvent inefficace. Le délai de deux mois pour contester une résolution est un délai de forclusion. Si vous attendez la prochaine AG, ce délai sera très probablement dépassé, et vous perdrez tout droit d'action en justice pour les résolutions contestables. Même pour une simple erreur matérielle, plus vous attendez, plus il sera difficile de prouver l'inexactitude et d'obtenir une rectification. Les souvenirs s'estompent et les preuves peuvent se perdre. Agir rapidement par lettre recommandée est la seule garantie de préserver vos droits et d'obtenir gain de cause.

Recours possibles en cas de difficulté

Si votre démarche amiable auprès du syndic n'aboutit pas, plusieurs recours s'offrent à vous, en fonction de la nature de l'erreur et de votre statut (opposant, défaillant ou autre).

Recours amiable via le Conseil Syndical

Le conseil syndical est l'organe de contrôle et d'assistance du syndic. Vous pouvez le saisir pour l'informer de l'erreur et lui demander d'intervenir auprès du syndic pour obtenir la rectification. Le conseil syndical peut exercer une pression utile et faciliter la résolution du problème à l'amiable.

Médiation ou conciliation

Avant toute action en justice, il est souvent recommandé de tenter une médiation ou une conciliation. Ces procédures amiables, encadrées par un tiers neutre, peuvent permettre de trouver un accord sans passer par les tribunaux, ce qui est généralement plus rapide et moins coûteux.

Action en justice devant le tribunal judiciaire

C'est le recours ultime. Comme mentionné, seuls les copropriétaires opposants ou défaillants peuvent contester une résolution de l'AG devant le tribunal judiciaire, dans le délai de deux mois à compter de la notification du PV (article 42 du Décret du 17 mars 1967). Si l'erreur est une simple erreur matérielle que le syndic refuse de rectifier, tout copropriétaire peut saisir le tribunal judiciaire pour demander la rectification du PV. Il est alors impératif de se faire accompagner par un avocat spécialisé en droit de la copropriété. Le juge pourra ordonner la rectification du PV ou, si l'erreur affecte la légalité d'une décision, annuler la résolution concernée.

Conséquences juridiques d'un PV erroné (positives et négatives)

Un procès-verbal d'assemblée générale entaché d'erreurs peut avoir des répercussions significatives, tant pour les copropriétaires que pour la copropriété elle-même.

Conséquences négatives

  • Invalidation de résolutions : Si l'erreur est substantielle et affecte la régularité d'un vote ou la légalité d'une décision, la résolution concernée peut être annulée par un juge. Cela peut entraîner des retards dans la réalisation de travaux, la gestion des finances de la copropriété ou la nomination du syndic.
  • Litiges et coûts : Une erreur non rectifiée peut mener à des contentieux longs et coûteux pour la copropriété, avec des frais d'avocat et de procédure à la charge de tous les copropriétaires.
  • Confusion et insécurité juridique : Un PV imprécis crée une incertitude sur les droits et obligations de chacun, pouvant générer des malentendus et des conflits au sein de la copropriété.
  • Responsabilité du syndic : Si l'erreur est imputable à une faute du syndic dans la rédaction du PV, sa responsabilité professionnelle peut être engagée.

Conséquences positives d'une rectification

  • Rétablissement de la légalité : La rectification d'une erreur assure que les décisions de l'assemblée générale sont conformes à la réalité des votes et à la loi, garantissant la sécurité juridique de la copropriété.
  • Prévention des litiges : Une correction rapide et efficace permet d'éviter l'escalade vers des procédures judiciaires, préservant ainsi la cohésion et les finances de la copropriété.
  • Confiance restaurée : La capacité à signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale et à obtenir sa rectification renforce la confiance des copropriétaires dans la gestion de leur immeuble et dans le professionnalisme du syndic.

Exemples concrets

Exemple 1 : Omission d'une discussion importante sur des travaux

Madame Dubois, copropriétaire à Nantes, a participé à l'assemblée générale de sa résidence en mars 2026. Lors de cette AG, une discussion animée a eu lieu concernant le choix d'une entreprise pour des travaux de ravalement de façade. Un devis, jugé trop élevé par plusieurs copropriétaires, a été finalement écarté au profit d'un autre, moins cher et plus détaillé. Cependant, à la réception du procès-verbal, Madame Dubois a constaté que toute cette discussion, ainsi que la raison du rejet du premier devis, avaient été omises. Le PV indiquait simplement l'adoption du second devis sans mentionner les débats préalables. Consciente de l'importance de cette information pour la transparence et pour de futures comparaisons, elle a immédiatement rédigé une lettre recommandée avec accusé de réception au syndic (`nom_syndic`). Elle y a précisé la date de l'AG (`date_faits`), le paragraphe concerné et a joint ses notes détaillées prises pendant la réunion (`preuves`). Face à ces preuves irréfutables, le syndic a accepté de joindre une note rectificative au PV, détaillant la discussion omise.

Exemple 2 : Erreur dans le décompte des voix pour une résolution

Monsieur Martin, propriétaire d'un lot dans une copropriété à Lyon, a voté contre une résolution concernant l'installation de caméras de surveillance lors de l'assemblée générale d'avril 2026. À ses yeux, cette installation était superflue et coûteuse. Le jour de l'AG, le président de séance avait annoncé que la résolution était adoptée à une courte majorité. Cependant, en relisant attentivement le procès-verbal reçu quelques jours plus tard, Monsieur Martin a remarqué une erreur flagrante dans le décompte des tantièmes. Selon le PV, sa voix avait été comptabilisée comme favorable, et le total des voix contre était inférieur à la réalité. En refaisant le calcul avec les informations du PV et ses propres notes, il a découvert que la résolution aurait dû être rejetée. Étant un copropriétaire opposant, il a agi dans le délai de deux mois. Il a envoyé une lettre recommandée au syndic (`destinataire`) en détaillant l'erreur de calcul (`description_faits`) et en joignant une copie des feuilles de présence et de vote (qu'il avait pu consulter). Le syndic, après vérification, a reconnu l'erreur et a convoqué une nouvelle assemblée générale pour revoter la résolution, le PV initial étant entaché d'une erreur substantielle.

Quelles sont vos chances d'obtenir gain de cause ?

Vos chances d'obtenir gain de cause dépendent fortement de la nature de l'erreur, de la solidité de vos preuves et de la rapidité de votre action.

Situations favorables :

  • Erreur matérielle évidente : Une faute de frappe, un chiffre manifestement erroné, ou une omission factuelle facile à prouver (par exemple, l'absence d'une résolution pourtant à l'ordre du jour et discutée) sont des cas où la rectification est généralement obtenue sans difficulté.
  • Preuves irréfutables : Des enregistrements audio/vidéo (légalement obtenus), des témoignages écrits concordants de plusieurs copropriétaires, ou des documents officiels contredisant le PV renforcent considérablement votre position.
  • Action rapide : Agir dès la réception du PV, bien avant l'expiration du délai de deux mois, démontre votre diligence et votre bonne foi.

Situations défavorables :

  • Absence de preuves concrètes : Si votre contestation repose uniquement sur votre mémoire sans aucun élément tangible pour l'appuyer, il sera très difficile de convaincre le syndic ou un juge.
  • Dépassement du délai de forclusion : Si vous êtes un copropriétaire opposant ou défaillant et que vous attendez plus de deux mois après la notification du PV pour contester une résolution, votre action sera irrecevable, même si l'erreur est réelle.
  • Divergence d'interprétation : Si l'erreur est une question d'interprétation des débats plutôt qu'une erreur factuelle, la preuve sera plus complexe à apporter.

Preuves à réunir pour renforcer votre dossier :

Pour maximiser vos chances, concentrez-vous sur la collecte de preuves tangibles. Cela inclut vos notes personnelles datées, des attestations de copropriétaires, des échanges de courriers avec le syndic avant l'AG, ou tout document contradictoire. Pour une erreur de vote, la feuille de présence et le PV lui-même peuvent, par un recoupement, démontrer l'anomalie.

En conclusion, si vous agissez rapidement, avec des preuves solides et en respectant les procédures, vos chances d'obtenir la rectification d'une erreur matérielle sont très élevées. Pour la contestation d'une résolution, le respect du délai de deux mois est la condition sine qua non de la recevabilité de votre action.

Cette analyse est indicative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel du droit pour votre situation précise.

Créez votre courrier pour signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale

Vous avez désormais toutes les informations nécessaires pour comprendre l'importance d'agir rapidement et efficacement pour signaler une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale. Cependant, rédiger un courrier formel et juridiquement solide peut s'avérer complexe. Il est essentiel que votre demande soit claire, précise et qu'elle contienne tous les arguments et références nécessaires pour être prise en compte.

Plutôt que de chercher un modèle générique qui pourrait ne pas correspondre parfaitement à votre situation, nous vous proposons une solution adaptée. Notre générateur de courrier en ligne vous permet de créer une lettre personnalisée, en tenant compte des spécificités de votre cas. Il vous guidera pour renseigner les informations cruciales telles que l'adresse de la copropriété, le nom du syndic (`nom_syndic`), la date précise des faits (`date_faits`), la description détaillée de l'erreur (`description_faits`), et la liste des preuves que vous avez réunies (`preuves`).

En utilisant notre outil, vous vous assurez d'envoyer un courrier structuré, respectant les usages et les exigences juridiques, maximisant ainsi vos chances d'obtenir une rectification rapide et conforme à vos attentes. Ne laissez pas une erreur dans le PV d'AG compromettre la bonne gestion de votre copropriété et vos droits de copropriétaire.

Questions fréquentes

Comment prouver une erreur dans le PV d'AG ?

Pour prouver une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale, rassemblez toutes les preuves tangibles : vos notes personnelles prises lors de l'AG, des témoignages écrits d'autres copropriétaires, des enregistrements audio ou vidéo (si légalement obtenus), ou tout document officiel contredisant l'information erronée du PV. La clarté et la concordance des preuves sont essentielles.

Quel est le délai pour contester un PV d'AG ?

Le délai légal pour contester une résolution d'assemblée générale est de deux mois à compter de la notification du procès-verbal aux copropriétaires. Ce délai est un délai de forclusion, ce qui signifie qu'au-delà de cette période, toute action en justice sera irrecevable, même en cas d'erreur avérée. Pour une simple erreur matérielle, il n'y a pas de délai strict, mais il est recommandé d'agir au plus vite.

Le syndic peut-il modifier le PV d'AG sans vote ?

Le syndic ne peut pas modifier unilatéralement le procès-verbal d'assemblée générale. Si l'erreur est une simple erreur matérielle (faute de frappe, omission factuelle), il peut y joindre une note rectificative après vérification. Cependant, toute modification substantielle ou toute rectification d'une résolution doit être validée par une nouvelle assemblée générale ou par une décision de justice.

Que se passe-t-il si le syndic refuse de rectifier l'erreur ?

Si le syndic refuse de rectifier une erreur matérielle avérée ou ne répond pas à votre demande, vous pouvez saisir le conseil syndical pour une intervention amiable. En cas d'échec, vous pourrez envisager une médiation ou une conciliation. Pour les erreurs plus graves ou les contestations de résolutions, une action en justice devant le tribunal judiciaire, dans le délai de deux mois, sera nécessaire.

Une erreur dans le PV d'AG rend-elle la décision nulle ?

Non, une simple erreur matérielle (faute d'orthographe, coquille) ne rend pas automatiquement une décision nulle. Cependant, si l'erreur est substantielle et affecte la régularité du vote ou la légalité de la résolution (par exemple, un mauvais décompte des voix qui change le résultat), la résolution peut être contestée judiciairement et potentiellement annulée par le tribunal, si l'action est intentée dans les délais.

Qui peut signaler une erreur dans le PV d'AG ?

Tout copropriétaire ayant constaté une erreur dans le procès-verbal d'assemblée générale peut la signaler au syndic. Cependant, seuls les copropriétaires opposants (ayant voté contre une résolution) ou défaillants (absents ou non représentés à l'AG) peuvent intenter une action en justice pour contester une résolution dans le délai de deux mois.

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