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Logement / Locataire Juridique 21/06/2026

Contester un logement classé G loué abusivement : droits, démarches et courrier

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Face à un logement classé G, synonyme de passoire thermique, de nombreux locataires se sentent démunis. Pourtant, la législation française, notamment la Loi Climat et Résilience, encadre strictement la location de ces biens énergivores. Nous vous guidons à travers vos droits et les démarches essentielles pour contester un loyer abusif ou exiger des améliorations énergétiques, en mettant l'accent sur la communication formelle avec votre bailleur et les recours possibles. Comprenez comment agir efficacement pour faire valoir la décence de votre habitat.

Comprendre la situation : Qu'est-ce qu'un logement classé G ?

Depuis plusieurs années, la performance énergétique des logements est devenue un enjeu majeur, tant pour l'environnement que pour le confort et le budget des occupants. En France, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) classe les habitations de A (très économe) à G (très énergivore). Un logement classé G est considéré comme une « passoire thermique », caractérisé par une consommation d'énergie excessive pour le chauffage, la production d'eau chaude ou la climatisation. Ces logements sont souvent mal isolés, vétustes, et peuvent entraîner des factures énergétiques très élevées pour les locataires, en plus d'un confort thermique médiocre.

La législation évolue rapidement pour lutter contre ces logements énergivores. La loi Climat et Résilience a introduit un calendrier progressif d'interdiction de louer les logements les plus énergivores. À compter du 1er janvier 2025, il sera interdit de louer un logement classé G si sa consommation dépasse un certain seuil. Cette interdiction s'étendra ensuite aux logements classés F en 2028, puis aux logements classés E en 2034. En tant que locataire, il est crucial de connaître ces échéances et vos droits pour pouvoir contester un logement classé G loué abusivement.

Nous constatons que de nombreux propriétaires continuent de louer des biens avec un DPE classé G sans effectuer les travaux nécessaires. Face à cette situation, il est essentiel d'agir. Nous vous accompagnons pour comprendre les leviers dont vous disposez et les démarches à suivre pour faire valoir vos droits et obtenir un logement décent et économe en énergie.

Le cadre légal : Vos droits face à un logement énergivore

La loi française est claire : tout bailleur est tenu de louer un logement décent. Cette obligation est inscrite dans la Loi du 6 juillet 1989, qui régit les rapports locatifs. La notion de décence a été progressivement enrichie pour inclure la performance énergétique. Depuis le 1er janvier 2023, un logement est considéré comme indécent s'il consomme plus de 450 kilowattheures d'énergie finale par mètre carré et par an. Cette limite s'appliquera à tous les logements classés G à partir de 2025, rendant leur location illégale.

Concrètement, si vous occupez un logement classé G qui dépasse ce seuil, votre bailleur ne respecte plus son obligation de délivrer un logement décent. Cela ouvre la voie à différentes actions de votre part. Le Code civil, notamment l'article 1719, rappelle également l'obligation pour le bailleur de délivrer un logement en bon état d'usage et de jouissance, et d'y faire toutes les réparations nécessaires autres que locatives. Les travaux d'amélioration énergétique relèvent généralement de cette catégorie.

En tant que locataire, vous avez le droit d'exiger de votre bailleur qu'il réalise les travaux nécessaires pour améliorer la performance énergétique de votre logement et le rendre conforme aux exigences de décence. Vous pouvez également, sous certaines conditions, demander une diminution de loyer ou une suspension de son paiement si le logement est considéré comme indécent. Nous allons détailler les étapes pour faire valoir ces droits.

Acteurs concernés et leurs obligations

Le locataire : Vos responsabilités et vos droits

En tant que locataire, votre principale responsabilité est de payer votre loyer et d'entretenir le logement. Cependant, vous avez aussi le droit d'exiger un logement décent et conforme à la loi. Si vous estimez que votre logement classé G est loué abusivement, il vous appartient de rassembler les preuves et d'initier les démarches. Vous devez être proactif et rigoureux dans la constitution de votre dossier.

Le bailleur : Ses obligations légales

Le bailleur a l'obligation légale de fournir un logement décent, en bon état d'usage et de réparation, et ne présentant pas de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé du locataire. Avec l'évolution de la législation, cette obligation intègre désormais la performance énergétique minimale. Un logement classé G dont la consommation dépasse le seuil légal ne remplit plus cette condition. Le bailleur doit donc réaliser les travaux nécessaires pour améliorer le DPE de son bien. En cas de non-respect, il s'expose à des sanctions, notamment la réduction ou la suspension du loyer, voire l'interdiction de louer.

Les organismes de contrôle et de médiation

Plusieurs entités peuvent intervenir pour vous aider à résoudre un litige avec votre bailleur :

  • La Commission Départementale de Conciliation (CDC) : C'est une instance gratuite et amiable qui tente de trouver un accord entre le locataire et le bailleur.
  • Le Juge des contentieux de la protection : En cas d'échec de la conciliation, c'est le tribunal compétent pour trancher les litiges locatifs.
  • Les associations de défense des locataires : Elles peuvent vous conseiller et vous accompagner dans vos démarches.

Documents et preuves à fournir pour contester

Pour contester un logement classé G loué abusivement, la constitution d'un dossier solide est primordiale. Nous vous recommandons de rassembler les éléments suivants :

  • Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) : C'est la pièce maîtresse. Il doit être annexé à votre bail. Vérifiez sa date de validité et sa classification (G).
  • Le bail de location : Il prouve votre statut de locataire et les conditions de votre occupation.
  • Les quittances de loyer : Elles attestent du paiement régulier de votre loyer.
  • Les factures d'énergie : Gaz, électricité, chauffage. Elles démontrent une consommation excessive et corroborent la mauvaise performance énergétique du logement. Idéalement, comparez-les à des consommations moyennes pour des logements de taille similaire.
  • Des photos et vidéos : Pour illustrer les problèmes liés à l'isolation (murs froids, moisissures, courants d'air, fenêtres vétustes, etc.).
  • Toute correspondance avec le bailleur : Lettres, e-mails, SMS relatifs aux problèmes du logement ou à des demandes de travaux antérieures.
  • Témoignages : Si des voisins ou d'autres personnes peuvent attester des difficultés rencontrées.
  • Rapports d'experts (si possible) : Un professionnel pourrait attester des défaillances du logement, bien que cela puisse représenter un coût.

Ces preuves vous permettront de démontrer non seulement la classification G de votre logement, mais aussi les conséquences concrètes de cette mauvaise performance sur votre quotidien.

Procédure étape par étape pour agir

Nous vous guidons à travers les étapes clés pour contester un logement classé G loué abusivement :

Étape 1 : La notification amiable au bailleur

La première démarche consiste à informer formellement votre bailleur de la situation. Nous vous conseillons d'envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception. Cette lettre doit :

  • Mentionner la classification G de votre logement, en vous basant sur le DPE.
  • Expliquer les conséquences de cette mauvaise performance (factures élevées, inconfort, etc.).
  • Demander la réalisation des travaux nécessaires pour améliorer la performance énergétique du logement et le rendre conforme aux exigences de décence.
  • Fixer un délai raisonnable (généralement un mois) pour que le bailleur vous propose des solutions ou engage des travaux.
  • Joindre une copie de votre DPE et des preuves que vous avez collectées (factures d'énergie, photos).

L'envoi d'un recommandé est crucial car il constitue une preuve légale de votre démarche et de la date à laquelle vous avez informé votre bailleur. C'est le point de départ de toute procédure ultérieure.

Étape 2 : La saisine de la Commission Départementale de Conciliation (CDC)

Si votre bailleur ne répond pas dans le délai imparti, ou si sa réponse ne vous satisfait pas, la prochaine étape est de saisir la Commission Départementale de Conciliation. Cette démarche est gratuite et vise à trouver une solution amiable. La CDC convoquera les deux parties pour une réunion de conciliation. Si un accord est trouvé, un procès-verbal de conciliation est signé et a valeur de contrat. En cas d'échec, un procès-verbal de non-conciliation est dressé, vous permettant de saisir la justice.

Étape 3 : La saisine du Juge des contentieux de la protection

Si la conciliation échoue, vous pouvez saisir le Juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire. C'est le juge compétent pour les litiges locatifs. Vous devrez déposer une requête en joignant tous les documents de votre dossier (lettre recommandée, DPE, preuves, procès-verbal de non-conciliation). Le juge pourra ordonner au bailleur de réaliser les travaux, fixer une réduction de loyer, ou même prononcer la suspension du paiement du loyer jusqu'à la mise en conformité du logement. Il pourra également le condamner à des dommages et intérêts.

Attention : piège fréquent

Une erreur courante, et lourdement préjudiciable, est de ne pas envoyer de demande écrite datée et traçable (par exemple, une lettre recommandée avec accusé de réception) avant d'envisager de saisir une commission ou un juge. Sans cette preuve formelle de votre démarche initiale, il sera difficile de prouver que vous avez bien informé votre bailleur et tenté une résolution amiable. Cela pourrait ralentir, voire invalider, votre procédure ultérieure. Assurez-vous toujours de conserver une copie de tous les courriers envoyés et leurs accusés de réception.

Tableau de synthèse des délais et démarches (Année 2026)

Voici un récapitulatif des délais et des actions clés à entreprendre pour contester un logement classé G loué abusivement en 2026 :

Étape Action Délai indicatif Documents requis
1. Notification au bailleur Envoi d'une lettre recommandée avec AR Dès constatation DPE, bail, factures énergie, photos
2. Attente de réponse du bailleur Réponse ou proposition de travaux 1 à 2 mois après réception du recommandé Accusé de réception du recommandé
3. Saisine de la CDC Demande de conciliation En l'absence de réponse satisfaisante du bailleur Dossier complet (courriers, DPE, preuves)
4. Conciliation Réunion devant la CDC Généralement sous 2 mois après saisine Présence des parties
5. Saisine du Juge Dépôt d'une requête au tribunal En cas d'échec de la conciliation Procès-verbal de non-conciliation, dossier complet

Conséquences juridiques pour le bailleur et le locataire

Les conséquences d'une action réussie pour contester un logement classé G loué abusivement peuvent être significatives pour les deux parties.

Pour le bailleur :

  • Obligation de réaliser des travaux : Le juge peut contraindre le bailleur à effectuer les travaux nécessaires pour atteindre un niveau de performance énergétique décent.
  • Diminution ou suspension du loyer : Le juge peut ordonner une réduction du loyer, voire sa suspension totale jusqu'à ce que les travaux soient réalisés.
  • Dommages et intérêts : Le bailleur peut être condamné à verser des dommages et intérêts au locataire pour le préjudice subi (surcoût énergétique, trouble de jouissance).
  • Interdiction de louer : À partir de 2025 pour les logements les plus énergivores de classe G, le bailleur ne pourra plus louer son bien s'il ne réalise pas les travaux.

Pour le locataire :

  • Obtention d'un logement décent : L'objectif principal est d'améliorer vos conditions de vie et de réduire vos factures d'énergie.
  • Réduction des charges : Une meilleure performance énergétique se traduit par des économies substantielles sur vos factures de chauffage et d'électricité.
  • Maintien dans les lieux : Vous pouvez rester dans le logement, mais avec des conditions de location révisées pour être conformes à la loi.
  • Remboursement des trop-perçus : Si une réduction de loyer est prononcée rétroactivement, vous pourriez obtenir le remboursement des sommes indûment versées.

Il est important de noter que ces procédures peuvent prendre du temps, mais la loi est de plus en plus favorable aux locataires face aux logements indécents et énergivores.

Exemples concrets

Exemple 1 : La négociation réussie de Marc

Marc, locataire d'un appartement de 50m² à Lyon depuis 2023, a vu ses factures de chauffage exploser durant l'hiver 2025. Intrigué, il a consulté le DPE de son logement, fourni à la signature du bail, et a découvert qu'il était classé G. Conscient des nouvelles réglementations pour 2026, il a rassemblé ses factures d'énergie des deux dernières années, pris des photos des fenêtres simple vitrage et des traces d'humidité. Il a ensuite envoyé une lettre recommandée à son bailleur, M. Dupont, lui demandant d'engager des travaux d'isolation et de remplacement des fenêtres, en soulignant l'indécence énergétique de l'appartement. Dans sa lettre, Marc a également suggéré une baisse de loyer provisoire en attendant les travaux. Après un mois sans réponse, Marc a relancé M. Dupont par un second recommandé, mentionnant la possibilité de saisir la Commission Départementale de Conciliation. Face à la détermination de Marc et la perspective d'une procédure, M. Dupont a finalement accepté de rencontrer Marc. Ils ont trouvé un accord : M. Dupont s'est engagé à réaliser les travaux d'ici la fin de l'année 2026 et a accordé une réduction de loyer de 10% pendant la durée des travaux. Marc a pu contester un logement classé G loué abusivement avec succès, sans passer par la justice.

Exemple 2 : Le recours judiciaire de Sophie

Sophie, jeune mère de famille, louait un petit pavillon à Lille depuis 2024, classé G au DPE. Malgré plusieurs demandes verbales et par e-mail à son propriétaire, Mme Martin, pour des problèmes de courants d'air et de moisissures récurrentes, aucune amélioration n'avait été apportée. Les factures de chauffage de Sophie atteignaient des sommets. En 2026, après avoir pris connaissance des nouvelles règles sur les logements G, elle a décidé d'agir. Elle a envoyé un recommandé à Mme Martin, détaillant les problèmes et exigeant des travaux de rénovation énergétique. Sans réponse après deux mois, Sophie a saisi la Commission Départementale de Conciliation. Lors de la réunion, Mme Martin a nié la gravité des problèmes et a refusé tout accord. Sophie a alors obtenu un procès-verbal de non-conciliation. Forte de son dossier (DPE, factures, photos, attestations de voisins, et le procès-verbal), elle a saisi le Juge des contentieux de la protection. Le juge, après examen des preuves et des arguments, a ordonné à Mme Martin de réaliser les travaux nécessaires sous six mois, sous peine d'une astreinte journalière. Il a également prononcé une réduction de loyer de 20% rétroactive à la date de la première lettre recommandée de Sophie et a condamné Mme Martin à lui verser 1 000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice subi. Sophie a ainsi obtenu gain de cause grâce à une procédure rigoureuse.

Quelles sont vos chances d'obtenir gain de cause ?

Vos chances d'obtenir gain de cause pour contester un logement classé G loué abusivement dépendent de plusieurs facteurs, mais sont globalement bonnes si vous suivez la procédure et constituez un dossier solide. La législation actuelle et future (Loi Climat et Résilience) est de plus en plus favorable aux locataires face aux logements énergivores.

Situations favorables :

  • DPE classé G : La preuve la plus directe de la mauvaise performance énergétique.
  • Factures d'énergie élevées : Elles attestent du préjudice financier direct.
  • Preuves matérielles d'indécence : Moisissures, courants d'air, vitrages simples, isolation défaillante, etc.
  • Historique de communication : Avoir déjà alerté le bailleur, même informellement, sur les problèmes.
  • Non-respect des délais légaux par le bailleur : Si le bailleur ne répond pas à votre mise en demeure ou ne prend pas de mesures.
  • Logement dépassant le seuil de 450 kWh/m²/an : C'est une preuve d'indécence légale depuis 2023.

Situations défavorables :

  • Absence de DPE valide : Rendre difficile la preuve de la classification G.
  • Manque de preuves concrètes : Si vous ne pouvez pas étayer vos dires par des documents ou photos.
  • Dégradation du logement par le locataire : Si les problèmes sont de votre fait, votre recours sera affaibli.
  • Non-respect de la procédure : Oublier l'envoi du recommandé, ne pas saisir la CDC, etc.

Pour renforcer votre dossier, nous vous recommandons de systématiquement conserver toutes les preuves (DPE, bail, factures, photos, copies des courriers envoyés avec AR). La clarté et la rigueur de votre démarche seront vos meilleurs atouts. Les juridictions retiennent généralement une approche protectrice du locataire, surtout lorsque la santé ou le budget est impacté par la non-décence du logement.

Cette analyse est indicative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel du droit pour votre situation précise.

Préparer votre courrier pour contester un logement classé G

Nous avons vu l'importance cruciale de la première étape : l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception à votre bailleur. Ce courrier doit être clair, précis et juridiquement fondé pour contester un logement classé G loué abusivement. Il ne s'agit pas de rédiger une simple réclamation, mais une mise en demeure argumentée qui expose vos droits et les obligations de votre bailleur.

Votre courrier doit inclure des informations essentielles pour être recevable et efficace. Voici les éléments que notre générateur de courrier vous aidera à personnaliser :

  • Nom du bailleur et adresse de destination (nom_bailleur, destinataire, adresse) : Pour identifier clairement la personne à qui vous vous adressez et son domicile.
  • Vos coordonnées et l'adresse du logement concerné (adresse_logement) : Pour vous identifier et situer le bien.
  • Le numéro de votre bail (numero_bail) et la date des faits (date_faits) : Pour référencer le contrat de location et le début des problèmes.
  • Une description détaillée des faits (description_faits) : Expliquez précisément en quoi le logement est indécent ou énergivore (par exemple, problèmes d'isolation, factures excessives, etc.).
  • Les preuves que vous joignez (preuves) : Mentionnez explicitement les documents que vous annexez (DPE, factures, photos).

Un courrier personnalisé est bien plus efficace qu'un modèle générique. Il permet d'adapter le langage juridique à votre situation spécifique et d'inclure toutes les preuves pertinentes. Notre générateur CourrierExpert vous guide pas à pas pour créer une lettre sur mesure, intégrant toutes ces variables. Vous obtiendrez ainsi un document formel, prêt à être envoyé, qui maximise vos chances d'obtenir une réponse favorable de votre bailleur et de résoudre votre problème de logement classé G.

Questions fréquentes

Quelles sont les obligations du bailleur concernant le DPE d'un logement classé G ?

Puis-je refuser de payer mon loyer si mon logement est classé G ?

Que faire si mon propriétaire refuse de réaliser les travaux de rénovation énergétique ?

Quels sont les délais pour agir contre un logement classé G ?

Le DPE est-il obligatoire pour tous les logements loués ?

Quels sont les risques pour le bailleur qui loue un logement classé G après 2025 ?

Comment prouver la consommation excessive d'énergie de mon logement ?

La Commission Départementale de Conciliation est-elle un passage obligatoire ?

Un bailleur a l'obligation de louer un logement décent, ce qui inclut désormais une performance énergétique minimale. À partir du 1er janvier 2025, les logements classés G dont la consommation dépasse 450 kWh/m²/an seront interdits à la location. Le bailleur doit donc réaliser les travaux nécessaires pour améliorer le DPE de son bien et le rendre conforme à la loi. Il doit également fournir un DPE valide et à jour au locataire lors de la signature du bail ou de son renouvellement.

Il est fortement déconseillé de cesser de payer votre loyer de votre propre initiative, même si votre logement est classé G et indécent. Cette action pourrait être considérée comme une faute de votre part et entraîner des poursuites judiciaires de la part du bailleur. Vous devez toujours suivre les procédures légales : envoyer une mise en demeure, saisir la Commission Départementale de Conciliation, puis le juge des contentieux de la protection. Seul un juge peut autoriser une réduction ou une suspension du loyer.

Si votre propriétaire refuse de réaliser les travaux de rénovation énergétique malgré vos demandes formelles, vous devez passer aux étapes de recours. Après l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception restée sans effet, saisissez la Commission Départementale de Conciliation. En cas d'échec de cette conciliation, vous pourrez alors saisir le Juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire. Le juge pourra contraindre le bailleur à effectuer les travaux ou prononcer d'autres sanctions.

Les délais pour agir ne sont pas strictement définis pour chaque étape, mais il est conseillé d'agir rapidement. Après avoir envoyé une lettre recommandée à votre bailleur, donnez-lui un délai d'un à deux mois pour répondre. Si aucune solution n'est trouvée, vous pouvez saisir la Commission Départementale de Conciliation. En cas d'échec de la conciliation, vous avez un délai pour saisir le juge, généralement de quelques mois après le procès-verbal de non-conciliation. La loi Climat et Résilience fixe des échéances précises pour l'interdiction de louer les logements G (2025), F (2028) et E (2034).

Oui, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est obligatoire pour tous les logements mis en location, à l'exception de ceux loués moins de quatre mois par an. Il doit être annexé au contrat de location et sa durée de validité est de 10 ans. Le DPE doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié et doit être présenté dès l'annonce immobilière pour informer les futurs locataires de la performance énergétique du bien.

À partir du 1er janvier 2025, louer un logement classé G dont la consommation dépasse 450 kWh/m²/an sera considéré comme louer un logement indécent. Le bailleur s'expose alors à des sanctions : obligation de réaliser des travaux, réduction ou suspension du loyer, versement de dommages et intérêts au locataire. En outre, il ne pourra plus augmenter le loyer ni le réviser annuellement tant que le logement n'aura pas une performance énergétique suffisante.

Pour prouver la consommation excessive d'énergie de votre logement, rassemblez toutes vos factures d'énergie (électricité, gaz, chauffage). Comparez votre consommation avec celle de logements similaires en taille et en type d'occupation, si possible. Vous pouvez également vous référer aux recommandations figurant sur le DPE, qui estime la consommation théorique. Des photos montrant des déperditions de chaleur (condensation, moisissures) ou des équipements énergivores peuvent également étayer votre dossier.

La saisine de la Commission Départementale de Conciliation (CDC) n'est pas toujours une étape légalement obligatoire avant de saisir le juge, mais elle est fortement recommandée. C'est une démarche gratuite et amiable qui permet souvent de trouver une solution sans passer par un tribunal. De plus, de nombreux juges apprécient que les parties aient tenté une conciliation avant d'engager une procédure judiciaire, et cela peut être un prérequis implicite pour certaines actions.

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